Journal intime d’un bébé formidable – Didier Tronchet

journal intimeRésumé :

Chers amis non-bébés, je sais que voua n’avez aucun souvenir entre zéro et trois ans. Vous ne soupçonnez pas la somme d’événements majeurs, tragiques ou cocasses, qu’il nous a fallu traverser, nous autres bébés, pour arriver à cet âge. Sans forfanterie, je pense que nous sommes les premiers grands aventuriers. Je vous raconte tout ça, au fil des jours, avec un enthousiasme qui le dispute parfois à l’indignation. Mais avec cet avantage : pour moi, c’est tout frais. je baigne dedans. De ce voyage au cœur du dernier territoire inconnu, vous reviendrez avec cette certitude : non, nous ne sommes pas des choses inertes et baveuses. Une conscience est déjà là, capable de fulgurances. Parole de bébé.  » Antoine. A l’orée de ses trois ans, Antoine, bébé formidable, lève un pan du voile pour tous les parents confrontés au mystère de leur enfant, et pour tous ceux qui ont eu la chance d’être un jour bébé.

Extraits :

p.140 : « J’ai compris la notion de « Moi ». Pas facile … Si on me désigne en disant « Antoine » là, pas d’ambiguïté, je sais que je suis Antoine? Mais si on me désigne en disant « Toi », le risque existait de penser que j’étais « Toi » (comme je suis Antoine). J’aurais donc été ce petit vocable « Toi », se substituant à Antoine. Logique. Je suis toi. Vous voyez l’erreur? Et bien non, je ne suis pas tombé dans le panneau. Quand on me dit « Toi », c’est moi. Je l’ai compris, je ne sais pas comment. Je répête à l’envie ce « Moi » qui me réjouit.

p.150 : « J’aime bien interrompre le monde. Il suffit de fermer les yeux, et tout s’arrête. ça me repose un peu, car je le trouve rudement agité le monde. Lui aussi doit apprécier une petite pause de temps en temps. Inutile de mer remercier, c’est bien naturel. C’est un don. Les yeux fermés, le monde n’existe plus, puisque c’est mon regard qui l efait exister. Prouvez-moi le contraire!

p. 153 : « Demain est une torture mentale qui fait exister maintenant des choses inaccessibles maintenant. »

p.177 : « Je jette un regard consterné à père : « Toi t’es pas prêt d’y monter, dans le bus … T’es même pas monté dans le film ». »

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Une petite bafouille ?

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