Il y’a quelqu’un là-dedans ? Des autismes – Howard Buten

il y'a quelqu'unRésumé :

 » Certains jours, je me dis qu’en fin de compte je vais acheter une île déserte ; que je vais prendre tous les autistes de la terre et les emmener avec moi. […]
La souffrance, de quoi est-elle faite, au juste – la nôtre, la leur ? Qu’est-ce qui distingue l’une de l’autre ? Combien pèse-t-elle ? Qu’est-ce qui constitue le contraire de la souffrance ? Et si, en fin de compte, c’était le partage, l’apprentissage, la découverte, l’ouverture de l’horizon ?  »

Mon avis :

Un très bon livre, qui se lit facilement malgré la complexité de la pathologie.

Extraits :

p.72 : « La preuve de la nécessité de ce rituel est incontournable : c’est grâce à lui que je n’ai jamais été dévoré par les monstres de mon placard. »

p.78 : « Pour Damien, comme pour moi, il s’agit de se donner l’impression de maîtriser une situation plus que de résoudre réellement un problème matériel. »

p. 101 : « Si longue et détaillée que soit la liste des critères de diagnostics de l’autisme infantile, elle prouve seulement qu’on peut décrire une pathologie, mais que cette description n’englobe jamais celle d’un être humain dans sa totalité.

p.128 : « A mon sens, Bettelheim imaginait plutôt qu’à un moment donné une série de circonstances engendrait, d’une façon aléatoire, une non-disponibilité de l’enfant pour sa mère. La mère le prenait mal, et il s’installait ainsi un « effet boule de neige » de distanciation psychologique réciproque. »

p.130 : « L’école béhavioriste, ou comportementaliste, se basait sur deux principes, l’un théorique, l’autre méthodologique.
1) Tout notre comportement, les gestes aussi bien que les mœurs, est décidé et conditionné par notre environnement.
2) Les réflexions sur ce thème ne prennent en compte que les éléments empiriquement observables.
On ne dit pas que la psyché n’existe pas; on dit que; puisque seuls ses effets (hypothétiques) sont observables, on ne s’occupe pas d’elle dans la théorisation. »

p.186 : « Tout comme le Renard du Petit Prince, l’autiste vous fera savoir « quand et jusqu’où ».  »

p.191 :  » Bien que rarement, j’estime parfois nécessaire de porter dans mes bras ou sur mon dos, une personne en crise qui s’automutile ou se trouve par ailleurs dans un état particulièrement profond? Cet acte, aussi surprenant pour l’autiste que pour le spectateur, me permet de lui transmettre deux messages importants sans malentendu possible :
1) Je suis plus fort que lui
2) Quelles que soient les circonstances, il peut avoir confiance en moi. »

Du même auteur :

Ces enfants qui ne viennent pas d’une autre planète : les autistes
Monsieur Butterfly

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